Laser Masters 2008 - Accueil
Inscriptions, jauge et manche d'entrainement les 6 et 7 septembre 2008
Manches de classement du 8 au 13 septembre 2008
Voile, Championnat D’Europe Masters 2008 : Le Rayon Laser frappe Saint Florent !
Record de participation pour Le championnat d’Europe « Masters » (concurrents de plus de 35 ans) avec 170 bateaux participants et 16 nations représentées qui se déroule du 6 au 13 septembre à Saint Florent, un nombre de participants quasiment jamais vu pour une régate organisée en Corse , il faut remonté à « l’âge d’or de la planche à voile » au début des années 80 pour retrouver des participations similaires sur l’île de Beauté.
Le CESM de Saint Florent, aidé par le Conseil Général , la municipalité, la Collectivité Territoriale , La Ligue et le Comité Départemental de Voile ainsi que la SNCM a en charge l’organisation d’une très belle épreuve sportive.
Le Laser : Un bateau furieusement égalitariste
…qui a crée une élite de régatiers.
Bien plus que le voilier habitable lourd ou que le catamaran de sport, rapide mais peu maniable , le dériveur léger monocoque est l’outil de base pour former de bons marins et des régatiers….
Même si les projecteurs des medias se braquent plus volontiers (sponsoring oblige) sur les multicoques océaniques , tous les voileux , du débutant au skipper océanique, du promeneur nautique dominical au médaillé olympique et au tacticien de la Coupe America le savent , et le disent sans ambages : on n’apprend vraiment à barrer un voilier qu’en faisant du dériveur léger.
Parmi ceux-ci , le Laser mérite une mention spéciale :
Crée en 1970 par un trio très international de barreurs de haut niveau (L’américain Bruce Kirby , le néozélandais Ian Bruce et l’Austro canadien Hans Fogh) ce petit solitaire (
Les créateurs du Laser, assez visionnaires , avaient voulu créer un bateau ayant deux personnalités : côté Docteur Jekyll, le Laser est un engin de loisir, destiné au promeneur, plutôt facile à apprivoiser par petit temps , guère plus gros qu’un kayak, transportable sans remorque sur une galerie de voiture.
Côté Mister Hyde c’est une sorte de kart vitaminé , diabolique à contrôler par grand vent et qui sanctionne chaque faute par un chavirage, d’ailleurs facilement récupérable en quelques secondes, et qui est devenu le bateau fétiche d’une élite de régatiers de haut niveau dont le parcours passe par les médailles olympiques , les courses océaniques , l’America Cup.
C’et aussi un bateau très physique, très athlétique, qui nécessite, dès que le vent est un peu soutenu, des abdom’s d’acier se pendre , des heures durant à la sangle de rappel, fesses dehors et torse tendu à l‘horizontale… et assurer l’indispensable équilibre sans parler du travail des bras pour régler la voile et des coups de rein (plus ou moins autorisés) destinés à faire passer en force la coque à travers les vagues .
Cette double personnalité a été rendue possible par la monotypie, l’égalité absolue, au plan matériel, de tous les bateaux : Coques absolument identiques, voiles identiques dont le tissu est coupé par une machine à faisceau laser,cette maniaquerie égalitariste met les régatiers sur un plan d’égalité absolue côté « matos ».
Conséquence annexe et cerise sur le gâteau, un bateau d’occasion , soigneusement entretenu (il suffit de le stocker au sec et de polisher la coque) , marchera aussi vite que le bateau flambant neuf utilisé par le champion olympique , moyennant quand même l’achat d’une voile neuve toutes les vingt ou trente régates.
Champion olympique ? ….mais oui… le Laser est devenu une discipline olympique depuis belle lurette , d’abord comme épreuve masculine , avec la voile « standard » de 7M2, puis comme épreuve féminine avec la déclinaison « radiale » du gréement , un mât plus court et une voile de 5,
L’Egalitarisme le plus absolu a donc débouché sur un certain élitisme , en Laser c’est le barreur (ou la barreuse) qui fait la différence, par ses qualités athlétiques , par son mental et par son flair tactique et stratégique , pas le bateau amélioré et « tuné » à grand renfort de carnet de chèques …mais attention cet élitisme reste bien tempéré, sans chevilles qui enflent ou tête grosse comme une mongolfière…
Conséquence sympathique : la lutte sur l’eau (et parfois sur le tapis vert des réclamations ) est au couteau mais l’ambiance de l’après régate est détendue et sympathique et les champions ne refusent que très rarement un conseil aux moins capés…
Les Masters : une vie après l’olympisme !
Au delà de l’initiation, de la régate jeunes et de la quête aux médailles il y a la régate masters.
Nombre de pratiquants du laser, passés par le très haut niveau, et la course aux médailles olympiques, ont développé un lien très fort avec le bateau et la régate et souhaitent continuer à pratiquer la compétition et de façon très sérieuse, lorsqu’ils prennent de l’âge.
A leur intention l’ILCA (Association internationale des Laseristes, forte d’une dizaine de milliers de membres répartis sur les cinq continents) de organise des championnats et des classements spécifiques qui s’articulent suivant trois catégories :
« Apprentices » pour la tranche d’âge 35 / 45 Ans
« Masters » pour les 45 / 55 ans
« Grand Masters » à partir de 55 ans .
« Great grand Masters » pour les plus de 65 ans
Les féminines ne sont pas oubliées , elles régatent avec les hommes (et les battent souvent , d’ailleurs ) mais bénéficient d’un classement spécifique, par extraction).
Elles représentent 10 à 15% du plateau chez les masters , en constante augmentation depuis la création du gréement réduit « radial » voici 15 ans et du statut olympique du Laser Radial féminin , acquis après les JO 2004 à Athènes
Ces vétérans, qui sont très loin d’être des croulants recherchent, outre une compétition serrée et bien organisée, un accueil de qualité dans un cadre agréable et un format d’organisation permettant de ménager des « social events » touristiques et conviviaux.
Il va de soi qu’il s’agit de personnes disposant de revenus moyens à élevés, qui en la circonstance constituent un apport intéressant pour les hôteliers , restaurateurs et commerçants du lieu choisi pour l’organisation.
La pratique « Masters » est en pleine augmentation, (forcément, de nos jours ce sont les vieux qui ont le pouvoir d’achat et les retraités qui ont de longues vacances) la FFV l’a d’ailleurs bien compris en créant avec succès l’Open de France dériveurs , mais là encore la Classe Laser et l’AFL avaient pris une longueur d’avance et organisé depuis bien plus longtemps un circuit Masters très étoffé dont le Championnat d’ Europe est le point culminant.
L’ organisation de l’épreuve : un défi énorme pour les bénévoles du CESM
Le CESM de saint Florent a été choisi par l’ILCA et l’AFL (Association France Laser, forte de 800 régatiers actifs) pour organiser l’édition 2008 du Championnat d’Europe Masters , ce n’est pas totalement par hasard.
Club de plongée pionnier (dès 1949) , école de voile innovante qui sait cultiver sa différence, le CESM a des liens anciens avec la Classe Laser.
Dès 1978, alors que le Laser n’était pas encore connu en France (La Fédération Française de voile privilégiait les bateaux de conception et de fabrication hexagonale comme le 420 et le 470) le CESM avait découvert le Laser et s’était équipé d’une flottille, pour la plus grandes joie des stagiaires, sur les conseils d’un jeune moniteur un brin farfelu qui avait découvert l’engin lors de séjours linguistiques en Angleterre.
Le moniteur en question, Gilles GLUCK , devenu depuis Président du club , n’est certes pas allé aux Jeux Olympiques, mais s’enorgueillit d’un honnête palmarès sportif acquis en bientôt trente ans de régates nationales et internationales et une implication costante au sein de la « Mafia des lseristes »
C’est sans doute ce qui explique son gout du défi et le fait qu’il ait accepté fin 2005 l’honneur mais aussi la lourde tâche d’organiser une compétition de cette ampleur, alors même que son club, le CESM Saint Florent , qui compte bon nombre de laséristes parmi ses moniteurs, est avant tout un centre de plongée doublé d’ une école de voile , et n’a organisé auparavant que des épreuves amicales et des régates de ligue regroupant au mieux quelques poignées de participants.
Heureusement pour lui , il a pu compter sur une équipe de quarante bénévoles venus de tous les horizons et pourvus de talents très divers nécessaires pour assurer le succès d’un évènement aux multiples facettes.
A peine la saison d’école de voile terminée, il a fallu en une petite semaine aménager un parc à bateau (en désarmant la flottille du club et en empilant artistiquement les catas démâtés pour gagner de la place), mettre en place le fléchage , l’accueil , la chaîne d’inscription et de jauge (heureusement , en Laser la jauge est vite faite), installer un immense mât équipé d’une grande vergue pour les signaux à terre, équiper d’une multitude de mâts et drisses le bateau comité de location , jouer les plombiers balnéaires pour installer, tuyaux raccords et pistolets d’arrosage et créer des postes supplémentaires de rinçage du matériel, réviser les moteurs des bateaux sécu et les équiper, gonfler les huit énormes bouées (pas moins de 10 grosses bouteilles de plongée vidées et quelques heures de fonctionnement du puissant compresseur de plongée) , aménager le bar et la zône de restauration, mettre en place l’informatique et ls liaisons VHF…un inventaire à la Prévert de taches menées à bien par les bénévoles du CESM et des clubs du Comité Départemental de Voile Haute Corse….
Contrairement à ce que certains voudraient faire croire, le professionnalisme généralisé dans le sport est une impossibilité économique, le bénévolat est loin d’être ringard (surtout en temps de crise) l’organisation d’une grande épreuve est impensable sans bénévoles…qu’ils en soient remerciés ici
Une météo très joueuse, ou : le Libeccio pour les nuls
La seconde semaine de septembre (choisie pour bénéficier des conditions d’hébergement et de transport avantageuses , sans parler de la disponibilité entière de la structure CESM) a marqué cette année le passage du mode « été » caractérisé par un thermique régulier comme une horloge (qui est la bénédiction des stagiaires de l’école de voile) au mode « début d’automne » caractérisé par l’entrée en scène d’une vedette locale le Libeccio (ou Libecciu en version corse)…
Le Libeccio est l’enfant naturel et insulaire du Mistral ;
Né dans la vallée du Rhône, et accéléré par le venturi Alpes / Massif Central, le Mistral, qui souffle plein nord à Marseille, s’infléchit ensuite et aborde la Corse suivant une direction ouest …voire sud ouest
Les cartes de géo. de nos classes élémentaires , très franco centriques, avec la Corse sagement rangée dans une petite boîte au sud de Toulon sont trompeuses…elles nous font oublier que la Corse est profondément enfoncée dans le Golfe de Gênes , bien à l’est du méridien de Menton….or sur ce même Golfe de Gênes règne souvent une dépression secondaire, qui, en bonne dépression respectueuse de la loi de Coriolis, tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
Résultat , le Mistral s’incurve et aborde la Corse suivant une direction ouest à sud ouest.
Petit problème, Saint Florent, avec son golfe bien abrité (sauf plein nord) est entouré de montagnes ce qui donne lieu à de surprenants effets de site :
Côté gauche, ou ouest c’est le désert des Agriates , qui forme une bosse entre Calvi et Saint Florent, mais il loin d’être plat (le Monte Genova culmine à
le Libeccio passe sur cette zône assez tourmentée et coupée de vallées avant d’aborder le plan d’eau, les effets de relief créent des « butées de vent » , qui lui donnent un écoulement haché (fortes rafales et quasi calmes alternent avec des sautes de vent des plus surprenantes).
Côté droit c’est le chainon montagneux du Cap Corse, le « doigt » de l’île, long (
Si le Libeccio n’est pas assez fort, il rebondit littéralement sur la barrière du Cap Corse sans la franchir et ce vent de sud à sud ouest prend alors une direction nord, voire même nord nord est au fond du Golfe de Saint Florent…(Etonnant non ?)
S’il est fort, il remonte violemment les pentes du Cap Corse en créant par effet de compression des nuages bizarroïdes en forme dos de seiche , de piles d’assiettes ou de soucoupes volantes : les fameux Altocumulus lenticularis superbement photogéniques mais qui ne présagent rien de bon pou le plaisancier avec des rafales tourbillonnaires à plus de 35 nœuds et des sautes de vent brutales de plus de 30 degrés.
Aoutons à cela que le Libeccio, vent général (ou synoptique) peut se combiner avec la brise de mer , vent local d’origine thermique , pour « corser » la difficulté.
La météo a joué avec les nerfs des organisateurs durant toute la semaine, et a donné aux bénévoles chargés du parcours l’occasion de se muscler les bras….avec un parcours trapèze doté de « portes » (doubles bouées sous le vent pour éviter les embouteillages) ce ne sont pas moins de huit bouées et quatre bateaux, tus équipés de bonnes ancres et de plus de quarante mètres de ligne de mouillage mixte qu’il a fallu déplacer à chaque saute d’humeur du divin Eole …
Le très compétent Jean Pierre Manettstater, président du Comité de Course veillant au bon ordonnancement de ses bouées avec le même soin jaloux que met une ménagère méticuleuse a ranger en bon ordre, après un coup de plumeau sur le dessus de sa cheminée, les chandeliers , la photo de famille, la pendule statuette, les pots de fleurs et la couronne de mariage sous globe en verre ….les mouilleurs ont pu abondamment se muscler les biceps, car seul la vedette du comité de course était équipée d’un guindeau électrique.
Les meilleurs tirent toujours leur épingle du jeu(air connu)
La manche d’entraînement a été l’occasion de voir ce que peut donner un libeccio de sud ouest contrarié par une brise thermique de nord : Le vent soufflait assez fort pour que les concurrents puissent faire du rappel au près, planer au largue …et même dessaler…mais il n’a jamais été assez stable pour poser un parcours fiable en ce dimanche après midi (le samedi et le dimanche matin étaient consacrés aux inscriptions et à la jauge)…les mouilleurs de parcours et de ligne ont tout tenté et ont fini la journée aussi courbatus que les régatiers
La cérémonie d’ouverture permit de refaire les forces vives de chacun avec ses libations propitiatoires faites au dieu Eole et la distribution du T shirt commémoratif (une petite merveille concoctée par un graffiti-artist de renom, Scandal One , qui avait commencé sa carrière comme bénévole au CESM en repeignant à ses heures perdues les portes de toilettes du club avec de superbes tags d’inspiration « Funboard culture » réalisés avec les surplus de peinture de l’atelier du club et pieusement conservés depuis)
http://www.myspace.com/scandal_one
Lundi matin , le même Libeccio avait légèrement basculé à l’ouest …et avait fait alliance avec la brise thermique pour donner un nord ouest bien établi avec un gros clapot bien creux.
2 manches complètes ont été courues , soit 8 départs de groupes en tout, avec un vent bien stabilisé mais pas mal de coups stratégiques à jouer quand même
Chez les standards les ténors étaient au rendez vous : Le sélectionné olympique 2000 Xavier Leclair (FRA) scorait 2 victoires chez les apprentis , L’anglais Steve Cockerill
( The « boat whisperer coach », partenaire d’entraînement de Ben Ainslie, patron de Rooster Sailing equipment et sacrée fine lame) l’emportait en catégorie Masters tandis que l’allemand Wolfgang Gerz , ex champion du monde de Finn dominait chez les grand masters .
Côté voile radiale Alessio Martinelli (Italie) gagnait les deux manches chez les Apprentis
Et Jacky Nebrel (France , Douarnenez) en faisait autant chez les plus de 65 ans (Great Grand Masters.
Beatrix Fontius (Hollande) dominait la flottille féminine tandis que les résultats étaient plus dispersés chez les masters et grand masters.
Mardi : retour à des conditions anticyclonique et des brises thermiques ce qui permettait aux régatiers de petit temps de s’exprimer tels Lesly Hotchin (GB , féminines) , Henk Wittenberg , Hollande catégorie Grand Masters radial et Mario Orlich, l’inoxydable vétéran du club de Cagliari en Sardaigne (Standard Grand Masters)
Mercredi et jeudi ciel ensoleillé mer d’huile…mais pas de vent…pas même de thermique…après avoir eu , tôt le matin une demi heure de bon vent d’ouest suivie d’une autre demi-heure de vent d’Est également assez soutenu !
En fait , un bon vent d’Est (jusqu’à 15 / 20 nœuds) soufflait sur la face est du Cap Corse, à seulement
Les organisateurs cependant fronçaient les sourcils car il ne restait qu’une journée et demi au programme et que les prévisions n’étaient pas encourageantes (Orages et rafales le vendredi et gros Libeccio le samedi matin…)
En fait , le vendredi matin débutait avec un vent tout juste suffisant pour lancer les régates (la manche des féminines devant même être raccourcie) mais ensuite , le systême orageux qui se développait sur les montagnes générait un appel d’air bien venu, qui culminait à 12 ou 15 nœuds) permettant de lancer pas moins de 12 départs (dont une bonne partie sous règle noire après rappel général car les masters sont aussi teigneux que de jeunes espoirs olympiques) et donc de valider 3 manches de plus.
L’inquiétude du Comité de Course changeait de nature avec l’apparition et la multiplication des éclairs et des coups de tonnerre sur les sommets montagneux qui ceinturent le Golfe de Saint Florent.
Tout à leurs régates les concurrents , eux se battaient comme des beaux diables
Chez les apprentis masters radial l’anglais Ian Jones claquait trois manches d’affilée , sans toutefois pouvoir déloger Alessio Martinelli du haut du classement.
Beatrix Fontius , ches les dames , bétonnait sa première place malgré une disqualification pour départ prématuré.
L’allemand Peter Dietmuller scorait 2 places de premier et une de second, délogeant Jacky Nebrel de la première place malgré une victoire de manche pour ce denier en catégorie Great Grand Masters .
Le néerlandais Wilmar Groendjik s’assurait un solide leadership en radial masters
Xavier Leclair et Wolfgang Gerz consolidaient leurs premières places chez les standard et Steve Cockerill, fidèle à sa réputation , claquait trois manches avec une impressionnante avance.
L’orage, qui avait eu la politesse de rester sur les hauteurs jusqu’au moment du retour à terre se transformait en véritable déluge au beau milieu du buffet gastronomique corse
( charcuterie locale , vins de Patrimonio après un apéritif à base de muscat du cap).
L’électicité était coupée pendant deux heures, ce qui ne dérangeait en rien les convives bien mis en joie par les boissons locales, mais compliquait la tâche de l’informaticien chargé des résultats, tandis que le jury jugeait les réclamations à la lueur d’une lanterne à gaz de camping.
Le lendemain matin , le vent annoncé par BMS à 35 nœuds et plus était là , inspirant au comité de Course la décision d’annuler …
Une quinzaine de mordus se lançaient dans une série de runs sauvages qui auraient fourni de superbes images à la télévision régionale (qui , comble de malheur était venue filmer le jeudi , en, pleine pétole et était revenue bredouille dans sa chasse aux images) .
Décidément la voile , même si elle est parfois / souvent spectaculaire n’est pas un sport pour les spectateurs…et surtout les téléspectateurs (voir la medal race des finns à Tsing Tao) !
Le président du CESM et coordinateur du championnat payait de sa personne en allant tâter le parcours avec une planche funboard en 6M2 : verdict : lamentablement sous-toilé depuis la plage jusqu’à 500M , nettement surtoilé jusqu’ à un demi mille du bord et en totale survie ensuite, avec une planche incontrôlable partant en spin – out même en dehors des rafales.
Une première cérémonie de remise de prix, non officielle, programmée pour tous ceux qui avaient un ferry à prendre voyait la remise à chaque concurrent, ainsi qu’aux bénévoles de l’organisation, d’un panier de produits corses : Du liquide (vin de Patrimonio , liqueur de myrte) du sucré ( confiture de cédrats , de figue ou de clémentine, ou encore miel de maquis) et du salé (pâté de sanglier, de sansonnet , terrine de figatelli) en tous cas… rien que du bon , aimablement offert par la Ligue Corse de Voile et la Collectivité Territoriale Corse….
La remise des prix officielle, en présence des autorités locales (Mairie Conseil général.. etc) eut lieu ensuite, les vainqueurs recevant deux trophées chacun :
D’une part un « cube » , le très convoité trophée offert par l’ILCA (la classe Laser Internationale) et d’autre part un trophée CESM crée spécialement pour l’évènement par Mr Augustin Cantarelli, Charpentier de Marine et créateur de jouets traditionnels en bois : une maquette de Laser , dépouillée mais remarquablement élégante et qui a fait bien des envieux !
http://www.coquine-jouets-bois.com/
Après le pot de l’amitié , le moment était venu de reprendre qui la route, qui la mer , qui les airs, mais bon nombre de concurrents laissaient sur place leur remorque et leurs bateaux l’espace de quelques jours, histoire de visiter la Corse , la sagesse même, car il serait dommage que l’horizon des régatiers s’arrête au bords de cadre délimité par quelques bouées !
Bien amicalement
Gilles GLUCK
Président du CESM








Laser Masters 2008