Histoire : Les débuts à la Roya (décennie 1970)
Le coté fonctionnel de l'installation en bord de plage ne tarde pas à porter ses fruits, en favorisant l'activité des dériveurs légers. Les nouvelles installations de la base nautique de la Roya, spacieuses et fonctionnelles, se révèlent parfaitement adaptées aux activités du CESM: le charme perdu des vieilles pierres chargées d'histoire est largement compensé par le confort et la fonctionnalité de la base.
L'orientation concomitante vers la régate amène d'importants progrès sur le plan pédagogique: cet aspect positif du transfert d'activité vers la Roya a permis d'asseoir la réputation du CESM comme école de voile sérieuse auprès des instances concernées.

Préparatifs d'un cours de dériveur ( Ponant, 420, 470, Caravelles) - années 1970
Simultanément, l'instauration d'une organisation nouvelles concentrant l'essentiel des responsabilités de fonctionnement sur site entre les mains du "Délégué Général" appointé par l'Association a posé d'importants problèmes.
Tout d'abord, la nouvelle politique appliquée en matière de sécurité tendait à freiner systématiquement les projets les plus ambitieux, dont on jugeait qu'ils présentaient soit trop de risques, soit un effort de suivi et de coordination trop lourd. A ce titre, des activités fondatrices (plongée sous-marine et croisière côtière) sont devenues les parents pauvres.
L'activité du CESM reposait de plus en plus sur les stages de dériveur léger, dont les volumes se sont bien maintenus jusqu'à la fin de la décennie.
A la fin des années 1970, la diffusion commerciale des dériveurs légers avait pris beaucoup d'importance. L'initiation pouvait se dérouler en famille plutôt qu'en école. Les stages d'initiation en internat, constituant alors le volume principal de l'activité, se sont fait plus rares.
L'essor constitué par l'arrivée de la planche à voile ne compensant pas cette baisse, l'équilibre économique du CESM était compromis.
Les tensions générées par la nouvelle organisation se sont aussi exacerbés. Le Comité de Direction, instance dirigeante de toute association Loi 1901, était en train de perdre tout pouvoir face au Délégué Général, qui possédait un pouvoir croissant sur le terrain opérationnel.
Ajoutés aux difficultés financières, ces conflits organisationnels conduisaient impérativement l'Association à abandonner la formule du Délégué Général.
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