Décès de Charles Carlut, ancien Délégué Général du CESM
C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris via Philippe Rousseau le décès de Charles Carlut, l’ancien Directeur , Chef de Base permanent et Délégué Général du CESM, dont il fut la cheville ouvrière de la fin des années 50 jusqu’en 1983.
Pour les jeunes générations d’adhérents et de moniteurs il me paraît bon de retracer brièvement le parcours d’un homme qui a incarné le CESM en transition, et le passage de l’époque des pionniers purs et durs de la plongée archéologique à celle du loisir sportif à visée humaniste en phase avec cette période que l’on a baptisée les Trente Glorieuses.
Après une période de gestion entièrement bénévole qui doit beaucoup au dévouement d’Andrée Logeat Lasbleiz (universellement connue sous le sobriquet de Nonotte), il était assez vite apparu que le CESM, comme avant lui les Glénans, devait se doter de personnel permanent salarié pour accompagner le développement de ses activités.
Après l'intérim infructueux de Pierre Durieux, l'homme de la situation fut Charles Carlut, depuis des années moniteur bénévole au sein du club, qui allait tenir la barre de1963 à 1984.
Né en 1924 , fils de la très bonne bourgeoisie lyonnaise, Charles avait dans son parcours de formation de solides études en Ecole de Commerce (Sup de Co , si je ne m’abuse) mais quelques gènes turbulents l’avaient poussé à faire un passage au ….bataillon de choc, autrement dit le bras armé de nos services spéciaux, et aussi aux Glénans de l’époque pionnière, celle des Philippe Viannay, des Philippe Harlé (les archives du CESM contiennent quelques lettres de ce dernier, bourrées de contrepèteries) , Claude Rougevin Bavile, Jean Louis Goldschmit, Armelle Jobelin …. un grand écart qui résume un peu la personnalité de Charles, personnage aux multiples talents et aux nombreuses facettes.
Au cours de son parcours de vie, il n’a pas été seulement le premier directeur permanent salarié du CESM (dont l’état des finances supposait bien souvent une source de revenus annexe) mais il a aussi tâté de l’industrie privée (RITEX, SYNDEX…entre autres) et pris pas mal de responsabilités dans des associations de prévention et d’éducation de gamins des rues, comme l’Association Charonne.
Moniteur national de voile et de plongée, régatier talentueux en dériveur puis en course au large, ayant une traversée de l’Atlantique à son actif, Charles avait formé (et bien formé) des fournées de moniteurs de voile à une époque où les promotions de CAEV étaient nettement plus fournies que de nos jours et où on pouvait se permettre le luxe de sélectionner assez sévèrement.
Pédagogue efficace, ennemi du jargon, de la pipeautique et des faux semblants, Charles parlait toujours clair et avait un redoutable talent pour l’ironie mordante, véritable arme à désintégrer les baudruches emphatiques.
Détestant la rhétorique stérile (qui semblait avoir pris un nouvel élan après Mai 68), abhorrant le Yaka et le faudraikon, Charles avait le goût quasi existentiel de l'action et de la réalisation ainsi que la conscience aigue du but à atteindre et des moyens minima à mettre en œuvre pour y parvenir.
Il avait rédigé, en compte à demi avec Alain Dubuisson, mono aux Glénans et au CESM, un curieux petit bouquin d’initiation à la voile, moins exhaustif que le Pinaud, moins scientifique que les opus de Manfred Curry ou Ted Welles, moins encyclopédique que les cours des Glénans (dont la paternité revient en fait à Philippe Harlé)… mais infiniment concis et pertinent.
Ce bouquin, « Pratique du Dériveur, ( éditions Amphora) » qui a connu une diffusion enviable et qu'on retrouve facilement chez les bouquinistes ou sur Amazon, s 'adressait avant tout à ceux qui, par effet de mode, (dans les années 1960 /1970 où ce genre d’engins se vendait partout, y compris au BHV), achetaient un dériveur léger sans rien y connaître et se trouvaient confrontés à d’ homériques cafouillages dignes de la « Marie Joseph » l’inénarrable chanson des Frères Jacques, une situation que nous avons revécue dans les années 80 avec la mode de la planche à voile.
Capable de remises en cause et d’approches novatrices, Charles avait une étonnante fraîcheur d’esprit et un pragmatisme réjouissant face à toute situation nouvelle ou inhabituelle.
Ses qualités humaines , techniques et « managériales » lui ont permis de mener à bien le développement du CESM, qui partait de pas grand chose dans des conditions ultra précaires et infiniment folkloriques:
Dans le petit port de pêche qu'était Saint Florent en 1954 les « Grenouilles du docteur Chenevée » logeaient dans la pluriséculaire citadelle génoise au toit troué comme une passoire et aux couloirs labyrinthiques, lançaient leurs bateaux depuis la mini cale des pêcheurs (comblée depuis, elle faisait face à l'abri du canot de sauvetage devenu le local de la capitainerie) et étonnaient la population locale confrontée à un débarquement de jeunes « pinzutti » sympathiques et exubérants , mais dont les habitudes et les façons de vivre étaient bien plus proches de la salle de garde d'étudiants en médecine que des mœurs sobres et rudes de la population d'un village corse de l'immédiat après guerre.
Grâce aux bonnes relations locales et à une équipe de bénévoles talentueux, Charles, solidement entouré par Henri Jacquin et Henri Chenevée avait su faire accoucher le projet d'une base de voile modernissime pour l'époque (soutenu par le maire de l'époque Louis Brignole, homme de convictions, qui avait un authentique parcours de Partisan Résistant).
Patri d'une maigre flottille de vauriens et de Caravelles prêtées par Les Glénans, Charles avait réussi en un peu plus de deux décennies à créer une base de voile novatrice, équipée de bateaux (les 420, 445 et 470) nettement plus performants que ce que l'on trouvait alors aux Glénans et servie par une équipe de moniteurs de haut vol dont certains étaient en Equipe de France olympique.
Les années 70, celles du dériveur roi, des médailles de Pajot et Maury, des 420 Lanaverre made in France exportés jusqu'aux Etats Unis, ont été des années glorieuses pour le CESM et le mérite en revient, incontestablement, à Charles et à son action efficace.
Il a réussi un incontestable enracinement local avec au début des années 80 les premières sessions de voile scolaire, sur optimist, une action pionnière, la voile scolaire, interrompue en 1985 n'a redémarré que 10 ans plus tard à la faveur d'un plan de développement impulsé par le Conseil Général et s'adressant à tous les clubs de voile de Haute Corse.
La suite a été moins heureuse, Charles a peiné à négocier une série de caps difficiles à contourner: le vieillissement des bâtiments, d'ailleurs livrés et inaugurés à l'état semi fini, brut de béton, qui n'étaient déjà plus aux normes alors même que le prêt de financement n'était pas encore fini de rembourser était un de ces écueils, la modification des pratiques sportives et les modes de la planche à voile et du catamaran (Charles était conscient des nécessités mais la « Phynance » manquait), et aussi les vicissitudes de la Corse , avec une fréquentation touristique fortement affectée certaines années par les soubresauts du séparatisme et les plastiquages tous azimuts.
Charles , s'est battu , a sollicité des subventions, a tenté de boucher les voies d'eau et d'écoper mais il a dû, fin 1983, faire un constat d'échec, prononcer lui même son propre licenciement, toutefois il a su préserver une mince porte de sortie en remettant partiellement à flot les finances en 1984 grâce à un contrat massif d'accueil de Colonies de Vacances , en rupture totale avec le public d'étudiants et de jeunes travailleurs actifs qui constituaient jusque là la masse des adhérents du club, à partir de 1985 tout a été différent, mais comme le dit si bien le personnage du Guépard, de Giuseppe Tommaso de Lampedusa : « Il fallait bien que quelque chose changeât afin que tout puisse continuer comme avant ».
Il est dommage qu'il ait engagé un peu précipitamment un projet de cession des bâtiments de La Roya à la Mairie de St Florent, projet qui n'avait pas l'aval du comité directeur, mais que le maire de l'époque, le très coriace Marcel Feydel tenait pour acquis et ficelé.....cela n'a pas arrangé les choses quand par la suite une équipe de tout jeunes moniteurs , avec votre serviteur à leur tête et épaulée par ceux de la première génération du club, les Jeannie Thillard, les Jacques Tonnelat, les Jean Dilly, s'est mise en tête de renverser la vapeur et de remettre le CESM à flot, contre vents et marées, mais non sans maladresses et tâtonnements.
Pour Mr Feydel nous n'étions que de jeunes merles, et pinzutti de surcroit...
Depuis l'équipe de jeunes merles a vieilli, d'autres jeunes merles sont venus s'adjoindre à l'équipe et ont parfois, souvent, trouvé au CESM des merlerettes à épouser ...il en est même né bons nombre de merlerauts, (voir plus loin, rubrique carnet rose....)...mais toute cette volière doit quelque chose aux anciens parmi lesquels Charles Carlut tient une place éminente et difficilement discutable.
Charles n'avait d'ailleurs pas totalement tourné la page du CESM après 1985. Il revenait souvent à St Florent, se tenait au courant de la vie du club et par ailleurs restait étonnamment actif pour un homme de 70 /80 ans et plus (je pense notamment à sa virée humanitaire avec l'association Equi Libre au beau milieu de la guerre civile en ex-Yougoslavie).
Son cœur, qu'il avait grand, l'a lâché d'un coup en ce début septembre, alors qu'il voyageait dans la région bordelaise, lui épargnant les misères de la décrépitude, de la dépendance et de la déchéance, il laisse derrière lui deux beaux enfants : sa fille Julie, éminente universitaire spécialiste de géophysique....et le CESM qui j'espère trouvera des bonnes volontés pour prolonger le parcours accompli ….et qui doit beaucoup à Monsieur Charles Carlut.
L'incinération aura lieu au crématorium de Bordeaux Mérignac, le Lundi 12 septembre à 10H30.
Une cérémonie est prévue au Temple Protestant des Batignolles à Paris (date et heure à déterminer)
Il semblerait que Charles ait exprimé le vœu que ses cendres soient dispersées en Mer dans le Golfe de St Florent, là encore dates et heures à déterminer, infos sur le site CESM dès que possible, il va sans dire que les adhérents du CESM y seront associés.
Pour les jeunes générations d’adhérents et de moniteurs il me paraît bon de retracer brièvement le parcours d’un homme qui a incarné le CESM en transition, et le passage de l’époque des pionniers purs et durs de la plongée archéologique à celle du loisir sportif à visée humaniste en phase avec cette période que l’on a baptisée les Trente Glorieuses.
Après une période de gestion entièrement bénévole qui doit beaucoup au dévouement d’Andrée Logeat Lasbleiz (universellement connue sous le sobriquet de Nonotte), il était assez vite apparu que le CESM, comme avant lui les Glénans, devait se doter de personnel permanent salarié pour accompagner le développement de ses activités.
Après l'intérim infructueux de Pierre Durieux, l'homme de la situation fut Charles Carlut, depuis des années moniteur bénévole au sein du club, qui allait tenir la barre de1963 à 1984.
Né en 1924 , fils de la très bonne bourgeoisie lyonnaise, Charles avait dans son parcours de formation de solides études en Ecole de Commerce (Sup de Co , si je ne m’abuse) mais quelques gènes turbulents l’avaient poussé à faire un passage au ….bataillon de choc, autrement dit le bras armé de nos services spéciaux, et aussi aux Glénans de l’époque pionnière, celle des Philippe Viannay, des Philippe Harlé (les archives du CESM contiennent quelques lettres de ce dernier, bourrées de contrepèteries) , Claude Rougevin Bavile, Jean Louis Goldschmit, Armelle Jobelin …. un grand écart qui résume un peu la personnalité de Charles, personnage aux multiples talents et aux nombreuses facettes.
Au cours de son parcours de vie, il n’a pas été seulement le premier directeur permanent salarié du CESM (dont l’état des finances supposait bien souvent une source de revenus annexe) mais il a aussi tâté de l’industrie privée (RITEX, SYNDEX…entre autres) et pris pas mal de responsabilités dans des associations de prévention et d’éducation de gamins des rues, comme l’Association Charonne.
Moniteur national de voile et de plongée, régatier talentueux en dériveur puis en course au large, ayant une traversée de l’Atlantique à son actif, Charles avait formé (et bien formé) des fournées de moniteurs de voile à une époque où les promotions de CAEV étaient nettement plus fournies que de nos jours et où on pouvait se permettre le luxe de sélectionner assez sévèrement.
Pédagogue efficace, ennemi du jargon, de la pipeautique et des faux semblants, Charles parlait toujours clair et avait un redoutable talent pour l’ironie mordante, véritable arme à désintégrer les baudruches emphatiques.
Détestant la rhétorique stérile (qui semblait avoir pris un nouvel élan après Mai 68), abhorrant le Yaka et le faudraikon, Charles avait le goût quasi existentiel de l'action et de la réalisation ainsi que la conscience aigue du but à atteindre et des moyens minima à mettre en œuvre pour y parvenir.
Il avait rédigé, en compte à demi avec Alain Dubuisson, mono aux Glénans et au CESM, un curieux petit bouquin d’initiation à la voile, moins exhaustif que le Pinaud, moins scientifique que les opus de Manfred Curry ou Ted Welles, moins encyclopédique que les cours des Glénans (dont la paternité revient en fait à Philippe Harlé)… mais infiniment concis et pertinent.
Ce bouquin, « Pratique du Dériveur, ( éditions Amphora) » qui a connu une diffusion enviable et qu'on retrouve facilement chez les bouquinistes ou sur Amazon, s 'adressait avant tout à ceux qui, par effet de mode, (dans les années 1960 /1970 où ce genre d’engins se vendait partout, y compris au BHV), achetaient un dériveur léger sans rien y connaître et se trouvaient confrontés à d’ homériques cafouillages dignes de la « Marie Joseph » l’inénarrable chanson des Frères Jacques, une situation que nous avons revécue dans les années 80 avec la mode de la planche à voile.
Capable de remises en cause et d’approches novatrices, Charles avait une étonnante fraîcheur d’esprit et un pragmatisme réjouissant face à toute situation nouvelle ou inhabituelle.
Ses qualités humaines , techniques et « managériales » lui ont permis de mener à bien le développement du CESM, qui partait de pas grand chose dans des conditions ultra précaires et infiniment folkloriques:
Dans le petit port de pêche qu'était Saint Florent en 1954 les « Grenouilles du docteur Chenevée » logeaient dans la pluriséculaire citadelle génoise au toit troué comme une passoire et aux couloirs labyrinthiques, lançaient leurs bateaux depuis la mini cale des pêcheurs (comblée depuis, elle faisait face à l'abri du canot de sauvetage devenu le local de la capitainerie) et étonnaient la population locale confrontée à un débarquement de jeunes « pinzutti » sympathiques et exubérants , mais dont les habitudes et les façons de vivre étaient bien plus proches de la salle de garde d'étudiants en médecine que des mœurs sobres et rudes de la population d'un village corse de l'immédiat après guerre.
Grâce aux bonnes relations locales et à une équipe de bénévoles talentueux, Charles, solidement entouré par Henri Jacquin et Henri Chenevée avait su faire accoucher le projet d'une base de voile modernissime pour l'époque (soutenu par le maire de l'époque Louis Brignole, homme de convictions, qui avait un authentique parcours de Partisan Résistant).
Patri d'une maigre flottille de vauriens et de Caravelles prêtées par Les Glénans, Charles avait réussi en un peu plus de deux décennies à créer une base de voile novatrice, équipée de bateaux (les 420, 445 et 470) nettement plus performants que ce que l'on trouvait alors aux Glénans et servie par une équipe de moniteurs de haut vol dont certains étaient en Equipe de France olympique.
Les années 70, celles du dériveur roi, des médailles de Pajot et Maury, des 420 Lanaverre made in France exportés jusqu'aux Etats Unis, ont été des années glorieuses pour le CESM et le mérite en revient, incontestablement, à Charles et à son action efficace.
Il a réussi un incontestable enracinement local avec au début des années 80 les premières sessions de voile scolaire, sur optimist, une action pionnière, la voile scolaire, interrompue en 1985 n'a redémarré que 10 ans plus tard à la faveur d'un plan de développement impulsé par le Conseil Général et s'adressant à tous les clubs de voile de Haute Corse.
La suite a été moins heureuse, Charles a peiné à négocier une série de caps difficiles à contourner: le vieillissement des bâtiments, d'ailleurs livrés et inaugurés à l'état semi fini, brut de béton, qui n'étaient déjà plus aux normes alors même que le prêt de financement n'était pas encore fini de rembourser était un de ces écueils, la modification des pratiques sportives et les modes de la planche à voile et du catamaran (Charles était conscient des nécessités mais la « Phynance » manquait), et aussi les vicissitudes de la Corse , avec une fréquentation touristique fortement affectée certaines années par les soubresauts du séparatisme et les plastiquages tous azimuts.
Charles , s'est battu , a sollicité des subventions, a tenté de boucher les voies d'eau et d'écoper mais il a dû, fin 1983, faire un constat d'échec, prononcer lui même son propre licenciement, toutefois il a su préserver une mince porte de sortie en remettant partiellement à flot les finances en 1984 grâce à un contrat massif d'accueil de Colonies de Vacances , en rupture totale avec le public d'étudiants et de jeunes travailleurs actifs qui constituaient jusque là la masse des adhérents du club, à partir de 1985 tout a été différent, mais comme le dit si bien le personnage du Guépard, de Giuseppe Tommaso de Lampedusa : « Il fallait bien que quelque chose changeât afin que tout puisse continuer comme avant ».
Il est dommage qu'il ait engagé un peu précipitamment un projet de cession des bâtiments de La Roya à la Mairie de St Florent, projet qui n'avait pas l'aval du comité directeur, mais que le maire de l'époque, le très coriace Marcel Feydel tenait pour acquis et ficelé.....cela n'a pas arrangé les choses quand par la suite une équipe de tout jeunes moniteurs , avec votre serviteur à leur tête et épaulée par ceux de la première génération du club, les Jeannie Thillard, les Jacques Tonnelat, les Jean Dilly, s'est mise en tête de renverser la vapeur et de remettre le CESM à flot, contre vents et marées, mais non sans maladresses et tâtonnements.
Pour Mr Feydel nous n'étions que de jeunes merles, et pinzutti de surcroit...
Depuis l'équipe de jeunes merles a vieilli, d'autres jeunes merles sont venus s'adjoindre à l'équipe et ont parfois, souvent, trouvé au CESM des merlerettes à épouser ...il en est même né bons nombre de merlerauts, (voir plus loin, rubrique carnet rose....)...mais toute cette volière doit quelque chose aux anciens parmi lesquels Charles Carlut tient une place éminente et difficilement discutable.
Charles n'avait d'ailleurs pas totalement tourné la page du CESM après 1985. Il revenait souvent à St Florent, se tenait au courant de la vie du club et par ailleurs restait étonnamment actif pour un homme de 70 /80 ans et plus (je pense notamment à sa virée humanitaire avec l'association Equi Libre au beau milieu de la guerre civile en ex-Yougoslavie).
Son cœur, qu'il avait grand, l'a lâché d'un coup en ce début septembre, alors qu'il voyageait dans la région bordelaise, lui épargnant les misères de la décrépitude, de la dépendance et de la déchéance, il laisse derrière lui deux beaux enfants : sa fille Julie, éminente universitaire spécialiste de géophysique....et le CESM qui j'espère trouvera des bonnes volontés pour prolonger le parcours accompli ….et qui doit beaucoup à Monsieur Charles Carlut.
L'incinération aura lieu au crématorium de Bordeaux Mérignac, le Lundi 12 septembre à 10H30.
Une cérémonie est prévue au Temple Protestant des Batignolles à Paris (date et heure à déterminer)
Il semblerait que Charles ait exprimé le vœu que ses cendres soient dispersées en Mer dans le Golfe de St Florent, là encore dates et heures à déterminer, infos sur le site CESM dès que possible, il va sans dire que les adhérents du CESM y seront associés.







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